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Géorgie

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By anne@25saul
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Texte et Photos de L. Delooz

La Croix de la Grappe ou Croix de sainte Chrétienne de Géorgie est une croix dont les bras sont légèrement incurvés vers le bas et qui est le symbole de l’Église orthodoxe apostolique de Géorgie. Cette croix, selon la tradition, a été apportée à la Géorgie (Ibérie) par sainte Nina, ou sainte Chrétienne, lors de la conversion du royaume au IVe siècle. Cette Croix en sarment de vigne et nouée par les cheveux de la sainte elle-même lui servait de croix personnelle et elle en fait don, lorsqu’elle arrive de Capadoce à Mitschketa, à la Cour d’Ibérie, pour la conversion de la reine, puis du royaume. La légende raconte qu’elle avait été faite par la Vierge Marie.

La Croix a été vénérée jusqu’en 458 à la cathédrale de Svetitskhoveli à Mitskheta, puis elle fut transférée dans la région de Taron (Arménie), pour la protéger des pillages, et en divers endroits de l’Arménie historique, puis en l’église de la Trinité de Guerguéti à plus de deux mille mètres d’altitude sur le mont Kabzek. Pendant huit cents ans, la Croix, au fil des invasions mongoles, perses ou musulmanes, déménage d’églises en forteresses.

La reine Roussoudan (1195-1245) négocie avec le Mongol Tcharmagan pour récupérer la Croix lorsqu’il prend la capitale Ani (alors en Arménie) et la rapporte en Ibérie à la cathédrale de Svetitskhoveli, puis elle est mise en sécurité à Guerguéti (1), puis à la forteresse d’Ananouri. Le métropolite de Géorgie, Romain, l’apporte à Moscou en 1749, craignant qu’elle ne soit prise par les Turcs qui envahissaient la Géorgie et en fait don à la reine Bakar de Géorgie qui s’y était réfugiée. La Croix trouve alors refuge pendant cinquante ans à Lyskovo dans le gouvernement de Nijny-Novgorod, dans le domaine des princes de Géorgie. Georges Bragation la donne en 1808 à l’empereur Alexandre qui avait promis de chasser les Turcs et de la rendre à la Géorgie. Depuis cette époque, la Croix se trouve dans la cathédrale de Sion à Tbilissi.

L’Église orthodoxe apostolique de Géorgie est une juridiction autocéphale (nom, chez les Grecs, des évêques qui n’étaient point sujets à la juridiction des patriarches) de l’Église orthodoxe. L’Église orthodoxe géorgienne, fondée au Ier siècle par l’apôtre saint André, est une des plus anciennes Églises orthodoxes autocéphales du monde. Au début du IVe siècle, en 317, à l’aide de sainte Nina de Cappadoce, le Christianisme fut déclaré religion officielle de la Géorgie. L’Église orthodoxe géorgienne est autocéphale depuis 484.

L’autocéphalie de l’Église géorgienne fut abolie par les autorités russes en 1811 (après l’annexion de la Géorgie par le pouvoir tsariste et fut restaurée de facto en 1917. Cette restauration ne fut reconnue par L’Église russe qu’en 1943, et par le patriarcat œcuménique qu’en 1989.

 

Quant à l’écriture géorgienne, elle aurait été créée au Ve siècle avant J.C. par des prêtres géorgiens adeptes du culte de Mithra. L’écriture moderne a été fixée au XIe siècle. L’alphabet géorgien créé par Pharnavaz Ier, premier roi de la Géorgie, est l’écriture actuellement utilisée pour écrire le géorgien et quelques autres langues du Caucase, dont le  batsba langue du groupe vainakh (improprement nommées « tchétchène », « ingouche »).

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