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Le Génocide Arménien

10 décembre 2010  /   18 views
By anne@25saul
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Tsitsernakaberd, Mémorial dont le nom signifie « fort aux hirondelles » est dédié aux victimes du Génocide arménien perpétré par le gouvernement « Jeunes-Turcs » entre 1915 et 1916.

La présence des Arméniens sur un territoire situé, au sud du Caucase et de la mer Noire, et à l’est du plateau anatolien, remonte au VII ème siècle avant J.C. Ces hauts plateaux au climat rude mais aux terres fertiles constituent un enjeu constant entre les empires perse, grec, romain et arabe qui se succèdent. L’Arménie est tantôt un royaume indépendant, tantôt une province vassale

Les « massacres hamidiens », de 1894 à 1896, (de Abdulhamid, Sultan de l’Empire ottoman et Calife des Musulmans) constituent la première série d’actes criminels perpétrés contre les Arméniens de l’empire ottoman. Ils eurent lieu sous le règne du sultan Abdulhamid II, connu en Europe sous le nom du « Sultan rouge » ou encore du « Grand Saigneur », qui ordonna ces massacres. Jean Jaurès dénonça le massacre des populations arméniennes dans un discours à la Chambre des députés le 6 novembre 1896.

Le génocide proprement dit commence le samedi 24 avril 1915 à Constantinople par une rafle : 2345 Arméniens appartenant à l’élite intellectuelle sont arrêtés, et parmi eux, se trouvent des gens qui ont aidé les « Jeunes Turcs » à accéder au pouvoir ! Ils seront exécutés sans jugement. Les hommes qui auraient pu organiser une résistance, l’intelligentsia arménienne, viennent d’être éliminés.

Le génocide arménien a eu lieu d’avril 1915 à juillet 1916. Une grande partie de la population arménienne qui vivait sur le territoire actuel de la Turquie a péri au cours de déportations et de massacres. Cela fut planifié et exécuté par le parti au pouvoir à l’époque, le comité Union et Progrès, plus connu sous le nom de « Jeunes-Turcs », dirigeant l’empire ottoman et engagé dans la Première Guerre mondiale aux côtés des Empires centraux Ce génocide a été le premier du xx° siècle et a coûté la vie à un million deux cent mille Arméniens d’Anatolie et du haut plateau arménien.

Préparés et organisés depuis Istanbul, alors capitale de l’empire, les déportations et les massacres ont été mis en œuvre à l’échelle locale par les responsables des divers districts et provinces chargés de rassembler leurs administrés arméniens, ainsi que par les soldats et gendarmes ottomans qui escortaient les convois jusqu’au désert et procédaient eux-mêmes à des exécutions ou laissaient libre cours à la violence de groupes de bandits armés .

Dans les provinces orientales, seuls quelques milliers de personnes survivent à cette déportation. Dans les villages, à l’abri des témoins, tous les Arméniens sont tués, à l’exception de quelques femmes ou enfants enlevés. Dans les vilayets (départements) de Bitlis et de Diarbékir presque tous les Arméniens sont assassinés sur place.
Chaque année, le 24 avril, des milliers d’Arméniens commémorent le génocide en allant se recueillir et déposer une fleur autour de la flamme éternelle du mémorial.

Ont reconnu le génocide : l’Uruguay, Chypre, la chambre des représentants des USA, la Douma russe, le parlement Grec, le sénat Belge, le parlement Suède, le parlement Libanais, le Vatican, le parlement Français, Conseil national Suisse, l’Argentine, l’Italie, les Pays-Bas, la Slovaquie, le Canada, la Pologne, la Lituanie, le Venezuela, le Chili, le Pays de Galle, l’Écosse, l’Irlande du Nord, le grand rabbin d’Israël, mais non pas Israël.

 

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