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Trinidad

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By anne@25saul
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Cimetière Lapeyrouse

Port of Spain

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Photos de Philippe Mugerin

Cette appellation  provient d’un noble Français, Picot de la Peyrouse, qui s’établit là en 1778.    Toutes les strates de l’histoire de Trinidad affleurent au cimetière Lapeyrouse, niché dans la capitale. Ses tombes et ses mausolées forment un mélange hétéroclite de colonnes corinthiennes et de flèches gothiques. Des parcelles, entourées de grilles rouillées, évoquent de vieilles carcasses de sommiers à l’abandon. Mais le plus surprenant, ce sont les noms : français, chinois, espagnols, indiens, portugais ou afro-trinidadiens.
Les premiers habitants de la Trinité étaient des Amérindiens. Sir Walter Raleigh y fit escale en 1595 avec quatre navires et trois cents hommes. Vinrent ensuite les tutelles, espagnole puis britannique, et l’indépendance en 1962.
Les descendants d’immigrés « importés » d’Afrique et venus d’Inde orientale constituent toutefois les deux communautés majoritaires de l’île. Lorsque l’esclavage fut aboli sur l’île, dans les années 1830, les planteurs se tournèrent vers la main-d’œuvre venue de l’Inde : le premier navire transportant plus de 200 « esclaves temporaires » indiens accosta à la Trinité en mai 1845. Au cours des 75 années qui suivirent, quelque 143000 Indiens, pour la plupart originaires de Calcutta, débarquèrent sur l’île.
Ce cimetière très ancien (en 1813 on l’appelait déjà « cimetière ancien »), est un des meilleurs exemples de la population cosmopolite de cette île et accueille anglicans et catholiques, riches et pauvres. La plus ancienne tombe, celle de Jean Creteau, date de 1745.
Comme il faut enterrer très vite sous les Tropiques, parfois on va trop vite ; Un Indien allait être enterré lorsque, de son cercueil, il entendit venir, fort heureusement pour lui, les soldats du West Indian Regiment. Il fut sauvé,  devint un « dératiseur » appelé « Lapeau » et on peut lire sur sa tombe «  Arrête-toi passant, tu es aujourd’hui ce qu’autrefois je fus, prépare-toi à me suivre. »
Le cimetière actuellement est le lieu des sans abri, des drogués et des voyous, alors qu’il est un musée tel que le maire a décidé de le restaurer cette année afin qu’il devienne un lieu touristique.

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