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Cimetières Juifs

20 février 2013  /   142 views
By anne@25saul
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Dans le cadre de l’exposition d’André Chabot au Musée Juif de Belgique à Bruxelles, nous vous présentons quelques cimetières juifs remarquables en France, Belgique et Pays-Bas.

  • Cimetière juif de Metz

    Selon un usage immémorial, inspiré par un profond respect dû au défunt, le corps doit subir une toilette dite de purification (Tahara) avant toute inhumation. Celle-ci est effectuée par les membres de la Hévra Kadicha, hommes ou femmes, bénévoles, toujours disponibles et en toute discrétion.

    Le Cimetière juif situé à Metz-Chambière contient des milliers de sépultures juives.
    Cette communauté juive de Metz, connue à l’époque médiévale pour le prestige de ses rabbins et de ses écoles, fut décimée en 1096 par les Croisés, et furent bannis en 1365. Le Concile de Latran (1215) qui avait imposé une série de mesures discriminatoires et de stigmatisation de la population juive dans l’ensemble des états de l’occident chrétien, comme le port obligatoire de la rouelle, signe distinctif visible porté sur les vêtements, avait contribué au sort funeste des Juifs d’Europe
    Les édits d’expulsion à répétition, depuis le XIII° siècle, vident peu à peu de ses Juifs, le territoire français. Un des derniers fut celui de 1394, pris par Charles VI. Ainsi, lorsque Metz devint française en 1522, la ville ne comptait que 3 familles juives. Au début du XVIIème siècle, ils étaient 58 familles.
    Puis vint la Révolution de 1789, suivie de l’émancipation des Juifs en 1791.

  • Bayonne

    Le cimetière juif du quartier Saint-Étienne, de plus de deux hectares
    L’Association cultuelle israélite et la ville de Bayonne chantier européen, sous l’égide de l’association allemande ASF (action, signe de réconciliation, services pour la paix), restaurent les tombes. Les travaux sont menés par 13 jeunes venus d’Allemagne, d’Azerbaïdjan, ou encore de Russie
    2 500 tombes anciennes doivent être restaurées. Dans ce cimetière du 17ème siècle -les plus anciennes tombes datent de 1680-, “très peu de pierres sont uniquement en hébreu, elles sont généralement couplées de français hispanisé ».

    Les Juifs, alors appelés “nouveaux Chrétiens”, s’établirent au XVIe siècle au bourg de Saint-Esprit. C’est afin d’éviter les inhumations d’israélites dans le cimetière de l’église collégiale que le curé acheta, en 1654, un terrain jouxtant la chapelle Saint-Simon appelé “campot de Saint-Simon pour servir de cimetière israélite”. En 1689, le cimetière fut définitivement implanté à proximité de l’église Saint-Etienne et de son cimetière, sur un plateau dominant la ville.
    Agrandi au cours des siècles, il comprend un vaste dépositoire, élevé au XIXe siècle, présentant un plan inspiré des lignes d’un temple antique.
    L’ensemble du cimetière est inscrit comme monument historique.

  • La Bastide Clairence

    La ville compte une importante communauté juive : réfugiés venus d’Espagne et surtout du Portugal, des Israélites sépharades s’installèrent à la fin du 8ème siècle à Bayonne, d’où ils essaimèrent dans les trois petites villes de Peyrehorade, où les accueille le seigneur d’Aspremont, de Bidache et de La Bastide-Clairence et où les protègent les seigneurs, comtes et ducs de Gramont .
    Souvent appelés « Portugais », les Israélites comptèrent dans la bastide de l’ordre de 70 à 80 familles au XVIIe siècle. Ils y vécurent en une communauté relativement autonome désignée par l’expression de « Nation juive » sur les registres du Corps de Ville et disposèrent d’un cimetière distinct du cimetière chrétien qui fut ouvert au début du XVIIe siècle.
    La plus ancienne tombe date de 1620, la plus récente de 1785. Sur 18 d’entre elles, la date du décès est écrite selon le calendrier Hébreu. À partir de 1659, tous les prénoms sont bibliques : Jacob, Isaac, Benjamin, Esther, Sarah, Rebecca. Parmi les noms de famille figurent Dacosta, Henriquez, Lopez, Nunez, Depas, Alvares.
    Le cimetière appartient au Consistoire israélite de Bayonne

  • Arlon, Belgique

    La synagogue d’Arlon est la première synagogue construite en Belgique.
    Le cimetière d’Arlon comprend à la fois le cimetière juif et le cimetière catholique d’Arlon. Il a été créé en 1853 durant le maïorat de Pierre Hollenfeltz. Trois ans plus tard, en 1856 on y ouvrait une section juive, tournée comme il se doit vers Jérusalem et séparée de la première partie par une haie. Cette seconde section trouve sa raison d’être dans l’existence d’une forte communauté juive à Arlon au 19ème. Il est aujourd’hui le plus ancien cimetière juif en Wallonie ; avec le Dieweg à Uccle, ils forment un ensemble lapidaire funéraire juif unique en Belgique.
    À lire : Le carré juif d’Arlon du 19ème par Philippe Pierret, Les Cahiers de la Mémoire contemporaine, Bijdragen tot de eigentijdse Herinnering, no 3, Bruxelles, 2001, p. 113–124.

  • Putte, Pays -Bas

    Le cimetière de Putte aux Pays-Bas fut fondé en 1908 par la communauté orthodoxe d’Anvers Machsike Hadas, la Belgique interdisant constitutionnellement les concessions perpétuelles.

  • Cimetière juif Ouderkerke

  • Cimetière Clausen Malakoff Luxembourg

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